Fils de pub, bête de com.

Le blog de Romain Pittet vous propose un bouquet de réflexions amusées servi sur un lit de commentaires soigneusement émincés. Tout l'assortiment est cultivé à la main au cours de longues journées de travail dans le domaine de la communication et des relations publiques.

Auteur : Romain (Page 2 sur 7)

#RTSeuro: L’envers du décor

Hier soir, les purs fans de foot n’auront pas manqué la première diffusion de Au cœur de l’Euro, l’émission quotidienne proposée par la RST durant l’Euro 2016 qui commence dans quelques heures! Pour l’équipe de RTS Sport, cette première a aussi marqué l’inauguration d’un plateau tout nouveau et tout beau que j’ai pu découvrir il y a quelques jours.

IMG_20160607_173544Cela fait une grosse semaine que toute l’équipe de RTS Sport a emménagé dans ses nouveaux locaux jouxtant l’Université de Genève sur le boulevard Carl-Vogt. Ça sent encore un peu le neuf, mais les collaborateurs semblent déjà installés depuis toujours!

La visite menée par Massimo Lorenzi himself a été organisée de main de maître par Margaux Mosimann et Matthieu Corthésy, de l’équipe des relations en ligne. Un grand merci!

Vrais mouvements de caméra et réalité augmentée

L’attraction de la visite était bien sur le nouveau studio utilisé pour les directs. «Un bel outil de travail, qu’on se réjouit de pouvoir utiliser», s’exclame Marc Bueler, rédacteur adjoint de RTS Sport, en énonçant quelques chiffres: 280 m2, 160 projecteurs, 2 plateaux, suffisamment de place pour 24 invités, une caméra pilotée par un bras articulé semblable à ceux qu’on voit dans les stades… et de la réalité augmentée!

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Marc Bueler devant le bras articulé qui permet d’ajouter du dynamisme dans les émissions de studio.

A tout moment, on peut désormais rajouter des incrustations à l’image, en temps réel. Un exemple: au début des matches, on verra un terrain comme planté au bas de la table des commentateurs. Chaque joueur sera alors présenté sous la forme d’une carte et la caméra articulée permettra au spectateur de découvrir la composition de chaque équipe ligne après ligne. On se rapproche d’un jeu vidéo!

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Sous nos yeux ébahis (ouais, enfin… mais si quand même un peu!), un opérateur vient d’incruster Shaqiri dans l’image cadrée par Marc.

C’est du plus bel effet, mais ce sont surtout les aspects humains qui m’ont intéressé pendant la visite. Découvrir comment travaillent et collaborent les 87 employés de l’équipe des sports.

Anticipation et coordination

«La configuration de notre rédaction reflète la manière dont nous travaillons», explique Massimo Lorenzi, rédacteur en chef des sports, au cours de la visite. Au cœur du dispositif, la Coordination: une grande salle qui sert de centre d’aiguillage à la multitude de signaux TV qui entrent et ressortent de la rédaction.

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«C’est compliqué, mais au fond c’est très simple: sans la Coordination, rien ne fonctionne!»

C’est là qu’on bascule entre la diffusion d’un événement en direct et les commentaires en plateau, ou qu’on envoie le signal d’un match vers une cabine clean edit dans laquelle un rédacteur doit monter un résumé, par exemple. Une activité absolument essentielle puisque sans elle, rien ne fonctionne!

«Pupuce, qui essaie de se cacher derrière son écran là-bas, a un rôle essentiel dans l'équipe!»

«Pupuce, qui essaie de se cacher derrière son écran là-bas, a un rôle essentiel dans l’équipe!»

Au détour de la visite, nous rencontrons Pupuce, une jeune femme très importante dans l’équipe, puisqu’en plus de planifier les opérations en termes de ressources et de logistique, «elle a en permanence un tiroir rempli de chocolat», sourit Massimo Lorenzi.

Hiérarchie plate et bonne humeur

C’est ce qui frappe le plus au cours de la visite: l’équipe a l’air de fonctionner en grande harmonie. Tout le monde se tutoie, les rares portes qui séparent certains bureaux sont toujours ouvertes. «On essaie de gommer au maximum la hiérarchie», confirme Laurent Gayout.

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Une partie de l’équipe multimédia travaille autour de cette table «ni ronde ni ovale»

Le rédacteur adjoint chargé de l’équipe multimédia a décidé d’aménager son bureau de façon à ce qu’il serve de salle de réunion. Son poste de travail se trouve en effet au bout d’une longue table avec six chaises. « Pendant l’Euro, on va travailler tous ensemble ici. »

La bonne entente est essentielle pour ces grands événements, quand on sait que durant l’Euro, les équipes se succèderont pour être à pied d’œuvre de 7h à minuit tous les jours. Et pendant les JO de Rio, cela sera de 7h à 5h du matin: les collaborateurs feront alors «les trois huit». Un grand merci à eux!

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Enigma, me voilà!

Voilà un début d’année pas comme les autres! Après trois chouettes années chez ftc communication, qui m’ont donné goût au statut de consultant, je rejoins aujourd’hui l’agence Enigma comme Senior Campaign Strategist.

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Mazda s’attaque à Noël

Avec sa campagne «Refaisons de Noël une fête merveilleuse», Mazda essaie maladroitement de nous expliquer une philosophie faite de qualité et d’attachement aux traditions. Un message positif mal servi par une action à côté de la plaque.

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Buzz Aldrin: «La Suisse plus extraordinaire que la lune»

Quand j’ai entendu que Suisse Tourisme avait engagé Buzz Aldrin comme ambassadeur, j’ai levé un sourcil interrogateur. J’ai peut-être même secoué la tête en soupirant. Je ne voyais pas le rapport. Ensuite j’ai vu le spot. Et je dois dire que c’est plutôt bien joué.


When I first landed here I said to myself: « This is simply out of this world. This is the most amazing landscape I have ever seen. » And you can believe me: I am familiar with out of this world places. I have been on the moon.


Buzz Aldrin, c’est tout simplement le deuxième type à avoir posé son pied sur la lune.  Il représente ce qui est sans aucun doute le voyage le plus extraordinaire de toute l’Histoire récente. Quand ce vieux bonhomme nous dit de sa voix tranquille: «Je suis allé sur la lune», j’en ai des frissons. Je m’imagine ces mecs qui se sont embarqués dans un truc qui ressemble à une boîte de conserve pour se balader dans l’espace en ne sachant même pas s’ils pourraient revenir. Le personnage concentre une quantité phénoménale d’émotions et d’admiration .

Suisse Tourisme et Buzz Aldrin: un ambassadeur qui concentre une quantité phénoménale d'émotions! Click To Tweet

Il sait de quoi il parle

Si Buzz a marché sur la lune et qu’il nous dit que la Suisse est un endroit incroyable, qu’il n’a jamais vu un paysage aussi extraordinaire, on aurait tendance à le croire. Et d’ailleurs, les images sont parfaitement réalisées pour nous convaincre: le parallèle avec le paysage lunaire, l’empreinte de la botte dans la neige helvétique, la tenue même de l’astronaute qui rappelle la combinaison spatiale qu’on a tous vue des milliers de fois…

Aucun doute, Buzz flatte notre égo et notre chauvinisme, à nous les Suisses. Reste un détail sur lequel j’aimerais beaucoup avoir des infos: est-ce que ça fait le même effet à des étrangers? Parce que c’est quand même le but. 

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Sauver les pubs pour sauver la bière

Un peu d’exotisme aujourd’hui, avec le trailer de To the Pub. Cette série de 50 petits films présente 50 des pubs les plus populaires de Grande-Bretagne à travers les yeux de leurs clients.

Produite à l’initiative de King Greene Brewery, cette série est pour moi un excellent exemple de stratégie de contenu: une approche authentique, avec une forte connotation émotionnelle, dans un contexte parfaitement adapté à la marque.

At the heart of many communities, the pub brings people together from all walks of life. From those who enjoy a quiet pint or a game of darts, through to celebrating weddings and sharing memories of friends and family – every pub has a tale to tell and here they are.

Une démarche culturelle autant que publicitaire

Véritable institution en Grande-Bretagne, le pub traverse une époque difficile. L’évolution des habitudes et de la vie professionnelle, la montée en flèche des prix de l’immobilier et une diversification de l’offre (poussée par les coffee shops) ont conduit à la fermeture d’un nombre impressionnant de pubs durant les dernières années.

Dans ce contexte, la démarche de Greene King est intelligente: au lieu de viser un résultat publicitaire à court terme en mettant en avant sa bière, la brasserie célèbre le pub en tant qu’icône culturelle et lieu de vie communautaire incontournable. D’ailleurs, la marque est présente de façon visuelle uniquement dans les films.

L’objectif est avant tout de (re)donner aux gens l’envie d’aller au pub. Et s’ils se souviennent de la marque qui les a mis dans cet état d’esprit, tant mieux. Il sera toujours temps de la leur mettre sous le nez une fois qu’ils y auront mis les pieds.

« Sauver les pubs et donner envie de boire de la Greene King », une stratégie qui voit un peu plus loin que le bout de son nez!

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