Tu te souviens quand Orange a débarqué en Suisse? C’était pas loin d’une révolution. Pour moi, c’était les débuts du portable, le fameux Natel-C (ou D? J’ai oublié…), mon premier abonnement mobile, les premiers sms… Au tournant du millénaire, Orange m’a procuré une certaine forme de liberté qui est devenue totalement banale aujourd’hui.
Deux mots et un point d’interrogation. «Ça suffit!» Depuis quelques jours, les murs lausannois sont envahis d’affiches agacées. Ou disons faussement agacées, parce que les photos qui les accompagnent sont assez amusantes.
On n’en saura pas plus pour l’instant: la révélation est annoncée pour «bientôt». Seul indice, un acronyme aussi barbare que mystérieux complète l’affiche. «#WYSIWYG», pour What you see is what you get (qui résonne avec une saveur toute particulière aux oreilles des vétérans du web).
#WYSIWYG Quelqu'un a décidé de partir en croisade contre les promesses non tenues! Share on XApparemment quelqu’un a décidé de partir en croisade contre les promesses non tenues. Je me demande bien qui: ça peut être un assureur comme un garagiste, un opérateur téléphonique ou une agence de voyage. Malheureusement, il y a peu de chance pour que ce soit un fast-food.
1er avril 2015: Et donc, c’était Wingo, un nouvel opérateur TV, internet et téléphone pour les jeunes. Avec Swisscom derrière.
Tu te souviens? J’avais commencé à te raconter ma rencontre avec le chocolat Cailler au biscuit militaire. Très bon chocolat, rien à redire de ce côté. Non, c’est plutôt l’expérience globale qui laisserait à désirer. Pourquoi? Tout commence avec cette inscription mystérieuse dans la tablette: « Découvrez-en plus avec Ruedi ».
«Tiens tiens, du chocolat Cailler avec des éclats de biscuits militaires? Rigolo.» Quand je suis tombé sur cette édition spéciale l’autre jour au magasin, je n’ai pas résisté. Tu vois, pour un Suisse de ma génération, le biscuit militaire éveille un mélange d’émotions assez complexe. Il y a le côté typiquement suisse bien sûr: le biscuit militaire est un élément de notre patrimoine culturel, intemporel et attachant.
Je l’aime bien moi, Rodgeur. Un magnifique joueur de tennis, un magicien qui sort des coups extraordinaires. Un héros national des temps modernes. Un modèle pour nous tous. Mais bon, à force de nous le servir à toutes les sauces, ces satanés pubards vont finir par nous lasser…
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