Après 8 ans au comité, dont 6 comme coprésident, je passe le témoin. Depuis l’AG de mercredi dernier, la SRRP est entre les mains d’une équipe partiellement renouvelée qui va faire du bon travail.
C’est la fin d’un chapitre qui a duré 8 ans. Parce que oui, cette histoire entre la SRRP et moi a commencé au printemps 2018. Y avait déjà Trump, mais pas encore ChatGPT. Un soir, j’ai reçu un coup de fil.
«Le comité de la SRRP aimerait beaucoup pouvoir compter sur toi.» Evidemment, j’étais flatté: vous imaginez? On vient me chercher, moi, pour participer à la promotion et à la défense de nos métiers! Franchement, je trouvais que c’était bien la classe et j’ai dit oui.
Des choses à dire, des choses à faire
Et puis quelques semaines plus tard, je suis arrivé à l’assemblée générale qui devait m’élire. Et la fierté d’avoir été soigneusement sélectionné a vite été relativisée: cette année-là, le comité avait recruté en masse et j’étais seulement un parmi une douzaine de nouveaux membres 😂
Mais c’est pas grave. J’étais au taquet. On a présenté une stratégie de communication, un tone of voice. On a poussé pour que la SRRP soit plus visible sur les médias sociaux et les médias traditionnels. Dans un texte intitulé Pourquoi je rejoins le comité de la SRRP, la Société romande des relations publiques. Je disais ça:
Je conçois les RP non pas seulement comme porte-parole qui va diffuser de l’information. Au contraire, je les rêve en intermédiaire attentif, à l’écoute des publics, qui pourra faire entendre à la direction de l’organisation leurs attentes, leurs opinons et leur réalité.
Est-ce que mes espoirs de rendre leurs lettres de noblesse à notre métier ont été douchés? Disons qu’on passait quand même beaucoup de temps à choisir s’il fallait prévoir des chips ou des flûtes pour le prochain event. Spoiler: on finissait souvent par apporter les deux.
Un bilan assez positif
Et puis en 2020, on m’a proposé de reprendre la coprésidence. Alors je vais pas vous raconter par le menu tout ce qui s’est passé pendant ces 6 ans. Je vais juste m’arrêter sur quelques coups d’éclat dont je suis particulièrement fier.
Le premier, c’est d’avoir donné un côté moins formel aux réunions du comité. Elles sont carrément devenues des apéros-réunions. Avec toujours des discussions passionnantes à la clé, la grappa aidant.
Le deuxième, c’est d’avoir fait un gros effort pour digitaliser la SRRP. Tout n’est pas parfait et on ne maîtrise pas tout, mais il y a des automatisations, des procédures, du cloud et un mode de travail à peu près contemporain.
Le troisième, c’est de voir que la SRRP affiche un dynamisme que les autres régions nous envient, avec entre 15 et 20 activités par an.
Le quatrième, c’est le lancement du Prix de la SRRP, qui a démarré en 2025 et à qui on souhaite un avenir lumineux.
Le cinquième, c’est d’avoir très stoïquement participé à une petite trentaine de réunions du comité central de PR Suisse. Des réunions menées surtout en hochdeutsch, au cours desquelles j’ai fait aussi bonne figure que possible et porté bien haut la parole de notre minorité linguisitique. Et supporté les radotages germanophones de certaines personnes plus pinailleuses qu’un fiscaliste de l’Etat de Vaud!
Enfin les vrais sujets!
Et le dernier, c’est d’avoir enfin pu remettre sur le tapis les grandes discussions à propos du métier. Depuis un an, on a débattu. On a posé une définition des RP. On a défini une raison d’être pour l’association. On a même identifié des axes stratégiques. Les choses ont enfin commencé à bouger, mais il aura fallu 7 ans!
Je peux donc partir l’esprit tranquille, surtout quand je vois le duo de coprésidentes qui va diriger l’association désormais. Ça me fait très plaisir de leur passer le témoin. D’abord à Mélina que j’ai rencontrée en 2015 quand on était tous les deux chez ftc. Et puis Cécile, avec qui notre amitié est plus récente: notre premier contact date d’il y a 4 ans presque jour pour jour, le 30 mars 2022. C’était un message qui commençait par…
Bonjour Monsieur Pittet,
Cécile a rejoint le comité en 2023. Elle me remplace désormais, et avec Mélina qui entre déjà dans sa 3e année de coprésidence, avec Simon, Magali et Samuel qui continuent l’aventure, avec Mélanie, Boris et Gauthier qui viennent compléter l’équipe, je sais que l’association est entre de bonnes mains.
Alors pour citer un ancien président français…
La photo là-haut est de Philippe Gétaz. Elle date de la première édition du Prix de la SRRP et je pose avec Mélina et Cécile. On faisait une belle équipe!