Il est classe, Rodgeur. Aucun doute là-dessus. Mais il y a quand même quelque chose qui me chiffonne dans cette pub. Pas vous? « L’assurance suisse qui voit loin. » Déjà, je ne sais pas si Rodgeur voit particulièrement loin. A première vue non, puisqu’il tourne le dos à la fenêtre et qu’en plus les stores sont fermés…
Si je vous raconte ça, ce n’est pas pour critiquer bêtement le travail d’autrui. En fait, je suis le premier à être surpris par ma réaction: cela fait des années que je dis qu’il ne faut pas pinailler ou couper les cheveux en quatre pour sur-interpréter les supports de communication. Que le public n’est pas stupide et qu’il comprend où on veut en venir. « Tel est pris qui croyait prendre », en quelque sorte.
La leçon? Sans aller trop loin, il faut quand même faire attention aux détails. Si on décide de jouer sur l’idée de voir loin, un décor fermé ne fonctionne pas. On sent que quelque chose cloche, ou disons on ne croit pas au message. Avec un paysage esthétique qui se fondrait dans le lointain, la perception serait sans doute toute différente.

grandsapin1673
Je me suis tout de suite fait le même commentaire au vu de l’image et du titre de ton billet.
Par contre deux remarques,
Je n’arrive pas à me convaincre que le store est fermé, mais que c’est un ciel gris en dessus d’une barrière de terrasse au travers de laquelle on devine un fond de paysage… bref pas important, mais ce qui me semble plus manqué c’est que la campagne originelle que je suppose faite en anglais utilise « Visionary insurance » et la communication est faite sur « far-sighted » qui a été traduit dans les trois langues nationale par « voir loin » au lieu de
– visionnaire pour visionary
– clair-voyant, prévoyant pour far-sighted
Les mots étaient peut être trop osés pour le public suisse?